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Cette
pratique thérapeutique -qui n’exclue pas la parole- utilise le
processus
artistique pour permettre à la personne en accompagnement d’exprimer et
de
faire évoluer son état vers un mieux-être au travers sa production,
qu’elle
soit picturale, en mouvement ou verbale. La relation ludique qui naît
entre le sujet
et sa création, permet l’accès au changement dans un plaisir
d’inventer,
d’imaginer et de faire. C’est en cela que l’art-thérapie se démarque de
toutes
autres approches thérapeutiques et psychothérapeutiques.
Les
approches artistiques les plus fréquemment utilisées sont la peinture,
l’argile,
l’écriture, la danse, le théâtre, la musique mais peuvent se décliner
différemment
comme
avec la calligraphie, le dessin,
les mandalas, la sculpture, la marionnette, le collage, la mosaïque…
Le
mode d’expression est définit en fonction des compétences de
l’art-thérapeute à
utiliser plusieurs supports, de son mode d’expression propre -l’art
qu’il
maîtrise-, mais aussi bien sûr, en fonction du désir du patient et de
la
problématique avec laquelle il arrive en thérapie. La décision est
prise d’un
commun accord. Par exemple, pour une personne anorexique, il conviendra
de
pratiquer avec l’argile ou l’écriture, la peinture ou la danse. En
fonction de
l’engagement du corps au regard de la problématique évoquée lors de la
demande
initiale, le mode d’expression est choisi afin de respecter les
défenses du
sujet et de composer toute à la fois avec ce qui le fait souffrir, mais
de
manière voilée.
Le
résultat concernant les prises en charge est probant, même si la
personne en
consultation ne comprend pas le processus engagé -comme il n’est pas
besoin de
connaître le principe de la digestion pour digérer.
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